L’époque de la conception (1897), son thème et son vocabulaire apparentent le Jardin Georges Delaselle à d’autres jardins dont les plus connus se trouvent sur la Côte d’Azur. A la différence de ces derniers, dont la gamme végétale correspondait à une fréquentation hivernale, le jardin Georges Delaselle aujourd’hui, mais très probablement dès son origine, présente une composition végétale où les scènes et floraisons estivales sont privilégiées. Ce
caractère fleuri et libre correspond explicitement au style « paysager » du jardin et le traitement des espaces particuliers que sont la palmeraie, la cacteraie, la pelouse des cordylines montre bien qu’ils ont été conçus afin d’évoquer des ambiances et des paysages exotiques plutôt que dans un souci de collection botanique.
La visite libre ou guidée permet de découvrir, au gré de la ballade, les espaces variés qui forment un ensemble très harmonieux. La Nécropole avec sa vaste pelouse et ses cordylines, sert d’écrin aux sépultures de l’âge de bronze, découvertes par G. Delaselle. La Palmeraie, creusée dans le sable, abrite une riche collection de palmier et de plantes sub-tropicales, elle transporte le visiteur vers des destinations lointaines. Plus loin, les echiums pointent vers le ciel, le bleu de
leurs inflorescences gigantesques. Arrivé au Calvaire vous découvrez le monde des plantes grasses rassemblées dans la Cacteraie. Le Jardin Maori dévoile l’extraordinaire palette de
couleur des phormiums. C’est le prélude à l’atmosphère méditerranéenne mise en valeur par la Terrasse Ouest surplombant la mer. A travers la rocaille des plantes à bulbes on rejoint Terres Australes, au centre du jardin, plantées d’une vaste collection de plantes originaires d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Le Jardin d’herbe rappelle la végétation des dunes tout
en soulignant la longue perspective qui traverse tout le jardin.